
En résumé : précis en interne, naturel en externe
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Une ancre de lien, c’est tout simplement le texte cliquable sur lequel un lien est placé. Pour Google, c’est un indice précieux sur le sujet de la page de destination : un lien sur « audit SEO technique » lui en dit beaucoup plus qu’un lien sur « cliquez ici ». Voici les 8 types d’ancres, la répartition à viser dans vos backlinks et ma règle, plus offensive, pour vos liens internes.
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L’ancre de lien (ou texte d’ancrage, « anchor text » en anglais) est le texte visible et cliquable d’un lien hypertexte. Exemple : si Le Figaro publie un article qui parle de votre entreprise et place le lien vers votre site sur les mots « cliquez ici », l’ancre est « cliquez ici ». S’il le place sur « fleuriste à Lyon », l’ancre est « fleuriste à Lyon ».
Google utilise l’ancre pour comprendre de quoi parle la page de destination. Selon ses propres recommandations sur les liens, un bon texte d’ancrage est descriptif, concis et pertinent par rapport à la page qui le contient et à celle vers laquelle il renvoie.
💡 On dit « une ancre », au féminin, comme l’ancre d’un bateau.
| Type | Exemple (page « audit SEO ») | Effet SEO | Risque en backlink |
|---|---|---|---|
| Exacte | audit SEO | Signal le plus fort | Élevé si répétée |
| Partielle | faire un audit SEO de son site | Fort, plus naturel | Moyen |
| Marque | Paul Vengeons | Renforce l’entité de marque | Très faible |
| Marque + mot-clé | l’audit SEO de Paul Vengeons | Bon compromis | Faible |
| URL nue | paulvengeons.fr/audit-seo | Neutre, très naturel | Très faible |
| Générique | cliquez ici, en savoir plus | Aucun signal sur le sujet | Nul |
| Longue traîne | comment savoir si mon site a un problème SEO | Contexte riche | Faible |
| Image | le texte de l’attribut alt | Google lit l’alt comme une ancre | Faible |
Aucun type n’est mauvais en soi : c’est la répartition qui compte. Un profil 100 % marque n’aide pas assez une page à ranker ; un profil 100 % ancres exactes ressemble à de la manipulation.
L’ancre exacte reprend mot pour mot le mot-clé visé par la page. En interne, c’est ma règle par défaut. En backlink, elle doit rester minoritaire, car Google cite explicitement les « liens avec texte d’ancrage optimisé » dans des articles sponsorisés comme un exemple de spam.
Quand un site parle de vous spontanément, il met le lien sur votre nom. C’est pour ça que les profils naturels sont dominés par la marque et l’URL nue, et c’est ce qui rend crédible le reste de vos ancres.
« Cliquez ici » et « lire la suite » n’apportent aucun signal sur le sujet de la page, et Google le dit lui-même dans sa documentation. Réservez-les aux boutons d’action, jamais à vos liens éditoriaux.
Quand le lien est une image, Google utilise son texte alternatif comme ancre. Une image cliquable sans alt, c’est un lien sans ancre : décrivez ce qu’elle montre en quelques mots.
Dans mes liens internes, je place toujours l’ancre sur le mot-clé exact de la page visée. Le mot-clé est dans le title, dans le H1, je le remets donc dans l’ancre : je veux envoyer un maximum de signaux cohérents à Google pour qu’il comprenne quelle page doit ranker sur quel mot-clé. Et l’ancre interne est le seul levier d’ancre 100 % sous votre contrôle, sans risque de pénalité.
Exemple concret : une boutique veut ranker sa page « frisbee lumineux ». Le lien depuis le pied de page doit dire exactement « frisbee lumineux ». Et depuis une page voisine (guirlandes lumineuses, frisbees classiques), on écrit une phrase qui mentionne naturellement « frisbee lumineux » et on place le lien dessus.
Deux nuances quand même : variez légèrement les formulations si une page reçoit des dizaines de liens, et n’utilisez jamais la même ancre pour deux pages différentes. Sinon, Google ne sait plus laquelle mérite la position. Mon tutoriel de maillage interne avec la Search Console montre comment trouver les pages d’où placer ces liens.
Il n’existe pas de pourcentage officiel : la bonne répartition est celle des sites qui rankent déjà sur votre requête. Les règles du type « 10 % d’ancres exactes » circulent partout, mais aucune n’est publiée par Google. La seule référence fiable, c’est votre SERP.
Et moi ? En analysant avec Majestic la page d’accueil d’une agence de marketing digital bien positionnée, j’ai compté 106 domaines référents, dont 45 qui utilisaient simplement la marque comme ancre, suivis de liens sans texte et d’URL nues. On est loin d’un profil bourré de mots-clés, et pourtant la page ranke.
Ma méthode : relevez les ancres des 3 premiers résultats, calculez la part de chaque type, et calquez-vous dessus pour vos prochains liens. Si les leaders ont surtout des ancres de marque, faites de même et gardez vos ancres exactes pour quelques liens de qualité.
⚠️ Attention : les outils ne voient pas tous les liens. Si un concurrent a un profil étonnamment « propre », il peut avoir des liens invisibles pour Majestic ou Ahrefs, ou un nom de domaine qui contient déjà le mot-clé et lui évite de forcer ses ancres.
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Le risque n’est pas d’avoir des ancres exactes, c’est d’en avoir trop, surtout sur des liens achetés. Les règles anti-spam de Google visent les liens créés principalement pour manipuler le classement, et citent les liens à ancre optimisée dans des articles sponsorisés. Ces liens doivent porter l’attribut rel=”sponsored” ou rel=”nofollow”.
Dans la pratique, Google ignore le plus souvent les liens qu’il juge artificiels plutôt que de pénaliser le site entier, sauf action manuelle signalée dans la Search Console. Mais un lien ignoré, c’est de l’argent perdu. Quand vous achetez un lien, sur une plateforme de netlinking par exemple, demandez en priorité une ancre de marque ou partielle.
Regardez aussi le top 10 des ancres les plus fréquentes : une ancre étrange dans ce top révèle souvent une page précise qui attire des liens, comme un guide populaire, et c’est une piste à exploiter.
Verdict : soyez précis en interne et naturels en externe. Cet article n’est pas pour vous si vous cherchez un ratio magique à appliquer partout : la bonne répartition dépend de votre SERP, et elle se mesure.
Comment j’ai écrit ce guide : il reprend mes analyses de profils d’ancres sur Majestic et mes conseils de maillage publiés en vidéo, l’analyse de la SERP « ancre de lien » faite avec ChatSEO le 9 octobre 2026 et la documentation officielle de Google sur les liens et le spam.
C’est le texte cliquable d’un lien. Google s’en sert pour comprendre le sujet de la page de destination, c’est donc un signal de pertinence.
Exacte, partielle, de marque, marque plus mot-clé, URL nue, générique, longue traîne et image (via l’attribut alt). Un profil naturel mélange tous ces types.
Il n’y a pas de chiffre officiel : regardez la répartition des 3 sites qui rankent devant vous et restez dans le même ordre de grandeur. En général, la marque et l’URL nue dominent les profils naturels.
Oui, si vos backlinks sont massivement optimisés et artificiels : Google peut les ignorer ou, en cas d’action manuelle, sanctionner le site. Les ancres de vos liens internes, elles, ne présentent pas ce risque.
Placez le lien sur le mot-clé principal de la page visée, avec de légères variantes si elle reçoit beaucoup de liens, et n’utilisez jamais la même ancre pour deux pages différentes.
Commencez par vos liens internes, c’est gratuit et sans risque, puis auditez vos backlinks une fois par trimestre. Pour la suite, voyez ce qu’est un backlink, comment mener une campagne de netlinking, ou confiez-la à une agence netlinking.
Sources : Google, recommandations sur les liens et le texte d’ancrage ; Google, règles relatives au spam (spam lié aux liens).